Un article d’Olivier Starquit autour de l’ouvrage de Laurent Lévy : La « gauche », les Noirs et les Arabes (Paris : La Fabrique, 2010)
Dans ce petit opus paru en 2010, l’auteur du Spectre du communautarisme et ancien avocat, aborde la loi sur le foulard et les émeutes de novembre 2005 dans les banlieues françaises. Il recense et analyse simultanément les clivages graves que ces faits ont révélé au sein de la « gauche » (allant de la gauche radicale en passant par le PS sans oublier les verts et les libertaires) entre modérés, républicains et prohibitionnistes. Par un jeu de mots un peu facile, il y dénonce souvent une haine de l’Islam et un racisme à peine voilé, ainsi qu’un soupçon de passé colonial mal digéré. Lire le reste de cet article »
La diversité, la France de 2019 en veut bien mais policée et surtout cadrée dans le contraste, la luminosité et la saturation, comme on dit chez Photoshop.
Ce petit opus a très rapidement été à l’origine d’une polémique en France. L’encre de son impression était-elle à peine sèche que plusieurs chercheurs, éditeurs et chroniqueurs rebondissaient avec avidité sur le texte. Citons ainsi, notamment, Jérôme Vidal qui dans la Revue internationale des Livres et des idées (n°13, septembre-octobre 2009) publiait un article assez véhément intitulé « Bourdieu, reviens, ils sont devenus fous – la gauche et les luttes minoritaires ».
« Pourquoi m’enfermerais-je dans cette image de moi qu’ils voudraient pétrifier ? Pitié ! Je dis pitié ! J’étouffe dans le ghetto de l’exotisme. » …voila le coup de gueule exprimé par Gaston Kelman à travers cet ouvrage dont la thématique est on ne peut plus actuelle. A travers son témoignage personnel, G. Kelman apporte sa réponse à la question : « Qui est, ou qui sont, le(s) responsable(s) de l’échec de l’intégration sociale des personnes immigrées et issues de l’immigration ? » Pour ce faire, il provoque, déstabilise et choque ; l’ambiguïté est omniprésente dans son ouvrage, l’auteur passe d’un discours typiquement « de gauche » que l’on retrouve « sur le terrain des acteurs sociaux », à un discours que l’on pourrait entendre dans un meeting politique du Front national.
« On ne peut mieux caractériser ce qui nous lie. Nous sommes fiers de vos enfants, de nos enfants. Notre lycée est le symbole éclatant de l’amitié entre les peuples, de la richesse du dialogue et de la diversité ».