Archive pour la catégorie ‘Compte rendu d’ouvrage’

La haine de la religion. Comment l’athéisme est devenu l’opium du peuple de gauche

Mardi 30 avril 2013

L’essayiste Pierre Tevanian, professeur de philosophie et créateur du site Les Mots sont importants, vient de publier un ouvrage aux Éditions La Découverte analysant la rhétorique athéiste et irréligieuse parcourant le champ médiatique et politique français. Plus précisément, Pierre Tevanian met en évidence cet athéisme devenu « opium du peuple gauche » en récupérant la célèbre maxime de Marx et nous invite à comprendre que « le réel est toujours plus hétérogène que les rationalisations qu’on veut bien en faire ».

L’affaire Ilham Moussaïd, du nom de cette candidate du NPA [1] aux élections régionales françaises de 2010, constitue le point de départ et le fil conducteur de l’ouvrage. Lire le reste de cet article »

Et si on arrêtait de payer ?

Vendredi 21 septembre 2012

Le samedi 6 octobre, les Éditions Aden en collaboration avec Barricade présentera l’ouvrage d’Olivier Bonfond, « Et si on arrêtait de payer ? 10 questions/réponses sur la dette publique belge et les alternatives à l’austérité ».

Structuré en 10 questions /réponses, ce livre témoigne d’une double urgence citoyenne : d’une part, comprendre les origines et les enjeux de la dette et, d’autre part, ouvrir un débat public sur la légitimité de la dette publique belge, afin que la population puisse décider, démocratiquement et en connaissance de cause, ce qu’il faut faire de cette dette et quels comportements adopter à l’égard des créanciers et de la finance.

En proposant des alternatives concrètes à l’austérité que l’on tente de nous imposer, l’auteur nous invite à rompre avec une logique mortifère et à nous mobiliser pour construire un monde socialement juste. Lire le reste de cet article »

Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques

Vendredi 14 septembre 2012

Dans le cadre de la cinquième édition de la Foire du livre politique, l’ouvrage Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques fera l’objet d’une présentation. C’est l’occasion d’en prendre d’ores et déjà connaissance.

Quatrième de couverture :

Le pacte de compétitivité

la fin de la liaison du salaire à l’index

plans d’austérité

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Qui a peur de Bolkestein ?

Dimanche 2 septembre 2012

Amandine Crespy, enseignante et chercheuse en science politique et études européennes à l’Université Libre de Bruxelles, vient de publier un ouvrage analysant le processus d’adoption de la directive Bolkestein. Pour rappel, cette directive européenne qui devait entraîner la libéralisation des services avait suscité un très grand nombre d’oppositions, notamment en Belgique, avec la fameuse figure du « plombier polonais ». La politologue analyse finement ce dossier en montrant la place que doit occuper le conflit dans un processus de démocratisation et de légitimation. Nous profitons de la sortie de son ouvrage pour lui poser quelques questions. Lire le reste de cet article »

Démocratie et génocide

Mercredi 22 août 2012

L’ouvrage Gêneurs de survivants ! La question du génocide des Tutsi écrit par Dominique Célis entre en lice pour la deuxième édition du Prix de la Foire du livre politique. C’est une occasion de le découvrir en prenant connaissance d’un entretien accordé par l’auteur à la revue Aide-mémoire des Territoires de la mémoire.

L’entretien est disponible ici.

Quatrième de couverture

Pour des raisons différentes, les rescapés encombrent au Rwanda et dérangent en Belgique. Côté rwandais, le dispositif judiciaire inventé pour assumer le contentieux du génocide et réconcilier les Rwandais entre eux est d’une violence inouïe pour les survivants, même s’il est indéniable qu’il a permis de faire émerger des vérités et qu’il régule la cohabitation entre les tueurs et les victimes. Côté belge, malgré quatre procès en dix ans, notre pays continue d’abriter de présumés génocidaires. Lire le reste de cet article »

La médiation scolaire

Mercredi 6 juin 2012

Premier constat : le dernier quart du XXe siècle aurait été marqué par un « ébranlement des repères ‘’transcendants’’ transmis par la tradition », c’est-à-dire de ces valeurs non négociables, livrées à l’homme comme d’un seul bloc, sous le manteau de la Raison ou de la Révélation. Mais au tournant des années 1980, ce consensus s’évapore, laissant place à une société de la « négociation des valeurs » où celles-ci sont négociées au niveau local, « dans une relation plus horizontale, et sont des valeurs opérationnelles, des micro-valeurs produites par la pratique ». Ce constat, traduit par le Pr. émérite Olgierd Kuty dans un ouvrage de sociologie encore bien connu des étudiants, mène à un second, appliqué plus spécifiquement au monde scolaire et développé avec le Pr. Frédéric Schoenaers, Christophe Dubois et Baptiste Dethier dans une étude exploratoire parue au début 2012 aux Presses universitaires de Liège[1] .

Suite de l’article sur le site du Quinzième jour du mois.


[1] O. Kuty, F. Schoenaers, Ch. Dubois et B. Dethier, La médiation scolaire. Un regard des acteurs sur leurs pratiques, coll. “Essai”, Presses universitaires de Liège, Liège, 2012.

« Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes populaires » de Jean-Pierre Garnier

Lundi 1 août 2011

Un article d’Olivier Starquit autour de l’ouvrage de Jean-Pierre Garnier publié chez Agone en 2010.

Ce recueil d’articles et de textes du sociologue français, spécialisé dans les questions urbaines, Jean-Pierre Garnier rassemble ses observations sur quarante années de l’évolution des réalités urbaines. Il insiste surtout sur la manière dont la requalification et la réhabilitation d’un quartier accompagnent souvent un processus de gentrification. Ce terme est issu de l’anglais gentry : petite noblesse qui caractérise un phénomène urbain d’embourgeoisement, processus par lequel le profil économique et social des habitants se transforme au profit exclusif d’une couche sociale supérieure. Le terme a été proposé par Ruth Glass en 1964 pour penser la colonisation des quartiers populaires de Londres par une population nantie.

Les nouveaux habitants qui ont entrepris de s’approprier certains secteurs urbains où vivait cette population majoritairement composée d’ouvriers et d’employés appartiennent pour la plupart à une petite bourgeoisie intellectuelle très diplômée occupant des emplois hautement qualifiés dans la « nouvelle économie » fondée sur l’information, la communication et la création.

Et dans ce cadre, « l’impératif de mixité sert surtout à légitimer la dispersion et l’éloignement accru des classes dangereuses », et le pluralisme tant vanté par les concepteurs de la gentrification urbaine se résume souvent à de la diversité dans la conformité.

Car il est moins question de vivre ensemble que de s’éviter lorsque des classes distinctes partagent malgré tout le même quartier.

Il souligne ainsi et aussi que ce vocabulaire aux vertus euphémisantes dissimule en fait une logique de classe évidente : sous couvert de réduire les « poches de pauvreté », il s’agit en fait de disperser les pauvres dont la concentration sur un territoire restreint est de plus en plus difficile à gérer. Cela suppose de les rendre moins visibles pour faire en sorte que la ville soit plus présentable. D’un côté des espaces « requalifiés » sont réservés aux gens de qualité et de l’autre les couches populaires sont reléguées à la périphérie des villes.

Et tout le discours sur la mixité, la diversité et le «  vivre ensemble » , toutes ces innovations langagières constituent une violence symbolique qui tend ainsi à rendre invisible comme par un tour de prestidigitation la question de classe qui reste malgré tout latente.

Le prix de nos valeurs

Mardi 18 janvier 2011

Comment financer les cultes et la laïcité en Belgique? C’est à cette question que Caroline Sagesser tente de répondre dans un des derniers ouvrages publiés dans la collection « Liberté j’écris ton nom » aux Editions Espace de libertés.

« Caroline Sägesser, qui collabora au Crisp et qui travaille aujourd’hui au Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité de l’ULB, prépare une thèse de doctorat sur le financement public des cultes au XIXe siècle. Mais elle est aussi une spécialiste de l’évolution actuelle du dossier. A ce titre, elle a fait partie de la commission d’experts mise sur pied en 2009 pour poursuivre le travail de la Commission des sages qui avait planché sur des pistes de réforme du financement des cultes – du moins au niveau fédéral : l’on sait que certaines matières qui étaient liées aux compétences communales ont été régionalisées au début de la décennie. »

Lire la suite dans La Libre Belgique

Le tournant des années 1970. Liège en effervescence!

Vendredi 15 octobre 2010

Un livre, et un débat!

Durant les années 1970, la vie culturelle connaît à Liège une ébullition extraordinaire. Du Conservatoire à la RTB-Liège, du Cirque divers aux Grignoux et à l’Université, on voit des institutions, des groupes improvisés, des animateurs polariser cette effervescence. Des créateurs apparaissent – Pousseur, Charlier, Lizène, les Dardenne, Delcuvellerie, Houben… – qui déjà marquent l’époque de leur empreinte.

Cet ouvrage collectif se veut une histoire vivante de cet épisode foisonnant. Il relie celui-ci aux événements sociaux qui ont préparé ou marqué les années en cause. La décennie 1970 s’inscrit à Liège dans la mouvance des grèves de 1960 en Belgique, dans celle de Mai 68 et dans un mouvement de luttes auquel artistes et intellectuels furent associés.

L’IHOES a contribué à cet ouvrage (Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2010) au travers d’un article de Ludo Bettens et Éric Geerkens, Des occupations d’usine à la médiatisation culturelle, p. 63-82.

Dans le prolongement de l’ouvrage, l’Institut d’histoire, ouvrière, économique et sociale (IHOES) vous invite cordialement à participer à la table ronde :

« Quand la culture s’invite dans des conflits sociaux liégeois : une innovation des années 1970. Et aujourd’hui ? »

Le samedi 16 octobre 2010 de 14h45 à 16h à la foire du livre politique de Liège (ancienne Caserne Fonck). Lire le reste de cet article »

La Politique du plus sombre !

Jeudi 7 octobre 2010

Suite à l’affaire dite « de Tarnac » (9 personnes ont été arrêtées et détenues pour acte terroriste sans aucune preuve), un collectif s’est créé pour dénoncer l’utilisation abusive des lois anti-terroristes dans un objectif sécuritaire.

Ce texte prolonge l’essai politique signé du Comité invisible et attribué aux inculpés dans l’affaire de Tarnac. Publié sur le net, ce texte a ensuite été revu et corrigé par les auteurs pour cette édition en livre.

L’ouvrage nous met en garde contre les dangers de l’ingénierie sociale dans la pratique politique qui fait appel aux sciences gestionnaires (marketing, management, robotique, cognitivisme, psychologie sociale et behaviouriste, programmation neurolinguistique (PNL), storytelling, Social Learning) pour s’assurer une supériorité définitive sur les populations : infiltrer les esprits, analyser nos moindres faits et gestes, contrôler les comportements à distance , s’ingérer dans notre intimité, standardiser les comportements, nous faire régresser par le biais des biens de consommation et de spectacle, annihiler toute volonté de résistance et amener à consentir au changement même quand tout va bien. Donc, déboussoler complètement les Hommes!

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