Nos voeux pour 2012

5 janvier 2012 par lelivrepolitique.net

Toute l’équipe de la foire vous souhaite vivement une bonne année malgré tous les signes évidents et incontestables qui annoncent 2012 comme une année à haut risque sur le plan politique et institutionnel, mais surtout sur le plan économique et donc social, raison de plus pour s’intéresser à la chose publique!

Pour rappel, depuis 2008, la « foire du livre politique de Liège vise à réaliser une mise en réseau annuelle de tous les acteurs concernés par le secteur de la production, de l’édition, de la diffusion et de l’utilisation d’ouvrages, de magazines et de revues politiques.

Pour y parvenir, elle vise à promouvoir et à faciliter la circulation de la littérature politique en Belgique francophone, à diffuser une image positive et constructive de la politique (entendue dans un sens large) grâce à la mise en valeur de la production foisonnante dans ce domaine (ouvrages scientifiques, ouvrages d’investigation, manifestes politiques, revues spécialisées, etc.) ».

Jérôme Jamin (directeur) et Sabine Treckels (relation avec les exposants) vous retrouvent les samedi et dimanche 13 et 14 octobre 2012 pour la cinquième édition de la foire du livre politique.

Crise économique et financière : la faute aux banques?

8 novembre 2011 par lelivrepolitique.net

Derrière les discours virulents à l’encontre des marchés, de la spéculation, des banques et des agences de notation se cachent en fait des Etats endettés qui ont progressivement bradé leur souveraineté, se rendant au passage vulnérables vis-à-vis de leurs créanciers, et souvent sans en avertir leurs concitoyens.

Le réveil est difficile et il est temps de se poser une question : quels sont les actes politiques concrets qui ont permis, encouragé et finalement conditionné la crise actuelle et le drame humain qui guette désormais tout le monde?

Avec Bernard Jurion et Alain Jousten, économistes à HEC/ULg, et Jean-François Ramquet Secrétaire Régional de la FGTB Liège-Huy-Waremme.

Animation : Jérôme Jamin (Ulg)

Brasserie du cinéma Sauvenière : Lundi 21 novembre à 20h30

Prix du livre politique 2011

21 octobre 2011 par lelivrepolitique.net

Le prix du livre politique a été remis à Damien Millet et Eric Toussaint pour leur ouvrage collectif « La dette ou la vie » publié chez Aden en co-édition avec le CADTM.

Composé de Françoise Bonivert (Journaliste RTC Télé Liège), de Michel Gretry (Journaliste RTBF Liège), de Michel De Lamotte (Député wallon cdH), d’Olivier Le Bussy (Journaliste de La Libre Belgique), de Hassan Bousetta (Sénateur et Conseiller communal Liège PS), de François Delvaux (Rédacteur du Journal de la foire) et de Fabrice Dreze (Président national des jeunes MR), le jury a justifié son choix en ses termes :

« La dette ou la vie », c’est d’abord un formidable renversement de perspective. Le discours tiersmondiste sur l’étranglement financier des pays de l’hémisphère sud est un classique de la littérature de gauche, mais, ici, c’est de la dette du nord qu’il s’agit. Les Grecs, les Islandais, les Polonais, les Hongrois ont pu, depuis la crise des subprimes, découvrir, au quotidien, les « ajustements structurels » dictés par le Fonds Monétaire International. C’est, d’après les auteurs, la même religion du marché et de l’austérité qui sévit. « La dette ou la vie », c’est du lourd, c’est du costaud, c’est une démonstration.

Au-delà de la vertigineuse spirale des chiffres, c’est surtout une réflexion sur le côté odieux de l’argent emprunté : dans les années soixante ou septante, dans les pays en voie de développement, pour asseoir des dictatures, ou pour payer des projets pharaoniques et inutiles ; maintenant, en occident, pour acheter des armes de guerre, ou pour compenser des politiques fiscales désastreuses pour les moins nantis. Il s’ensuit un appel à examiner la légitimité des remboursements exigés des Etats par les banques.

Le débat sur la dette illicite ou non n’est évidemment pas tranché, mais les jurés ont unanimement souligné la capacité de cet ouvrage à modifier la perception du problème : le lecteur en ressort en ne regardant plus de la même manière les informations sur les déficits publics au journal télévisé du soir, et en n’écoutant plus avec la même oreille les cours de bourse…. « 

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Après plusieurs hésitations, le directeur de la foire, Jérôme Jamin (à droite du co-auteur Damien Millet ci-contre) a finalement décidé de remplacer le chèque Dexia par un chèque Fortis…

4ème édition!

14 octobre 2011 par lelivrepolitique.net

Ce week-end, tous au Manège de la caserne Fonck pour la 4ème édition de la foire du livre politique!

Consultez le site de la foire et le programme!

La foire du livre politique de Liège vise à réaliser une mise en réseau annuelle de tous les acteurs concernés par le secteur de la production, de l’édition, de la diffusion et de l’utilisation d’ouvrages, de magazines et de revues politiques.

Pour y parvenir, elle vise à promouvoir et à faciliter la circulation de la littérature politique en Belgique francophone, à diffuser une image positive et constructive de la politique (entendue dans un sens large) grâce à la mise en valeur de la production foisonnante dans ce domaine (ouvrages scientifiques, ouvrages d’investigation, manifestes politiques, revues spécialisées, etc.).

L’objectif est politique, pédagogique et culturel lorsqu’il vise à dynamiser et à enrichir le débat en Belgique francophone. L’objectif est économique lorsqu’il met en valeur une série d’acteurs incontournables dans ce domaine, qu’il facilite la rencontre et l’échange entre ces derniers et qu’il assure la promotion et le développement d’un certain nombre d’activités économiques liées au « livre politique » (édition, impression, diffusion, vente, etc.).

Si la Foire est ouverte au grand public, c’est surtout les citoyens engagés, les écrivains, les enseignants, les pédagogues, les journalistes, les éditeurs, les académiques, les chercheurs et les élus qui sont visés par l’événement.

« Dans un an on vote »

27 septembre 2011 par lelivrepolitique.net

Les photos du Café politique de ce 26 septembre 2011

avec Jean Faniel (chercheur au CRISP), Pierre Verjans (politologue, Ulg) et Jérôme Jamin ( Editeur responsable pour l’Agenda politique asbl)

Café politique : « Dans un an, on vote! »

12 septembre 2011 par lelivrepolitique.net

Si la formation d’un gouvernement reste hypothétique, l’agenda des élections communales se profile, lui, sans hésitation!

Et pourtant, tout semble désormais lié : quels seront dès lors les enjeux des élections du 14 octobre 2012 au niveau local, mais aussi désormais au niveau national?

Avec : Jean Faniel (chercheur au CRISP) et Pierre Verjans (politologue, Ulg)

Lundi 26 septembre à 20h30 à la Brasserie du cinéma Sauvenière
Animation : Jérôme Jamin (Ulg)

La foire du livre organise le « Prix du livre politique 2011″

20 août 2011 par lelivrepolitique.net

Il est institué un Prix annuel du Livre politique offert par « L’agenda politique asbl » dans le cadre de la foire du livre politique de Liège.

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« Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes populaires » de Jean-Pierre Garnier

1 août 2011 par lelivrepolitique.net

Un article d’Olivier Starquit autour de l’ouvrage de Jean-Pierre Garnier publié chez Agone en 2010.

Ce recueil d’articles et de textes du sociologue français, spécialisé dans les questions urbaines, Jean-Pierre Garnier rassemble ses observations sur quarante années de l’évolution des réalités urbaines. Il insiste surtout sur la manière dont la requalification et la réhabilitation d’un quartier accompagnent souvent un processus de gentrification. Ce terme est issu de l’anglais gentry : petite noblesse qui caractérise un phénomène urbain d’embourgeoisement, processus par lequel le profil économique et social des habitants se transforme au profit exclusif d’une couche sociale supérieure. Le terme a été proposé par Ruth Glass en 1964 pour penser la colonisation des quartiers populaires de Londres par une population nantie.

Les nouveaux habitants qui ont entrepris de s’approprier certains secteurs urbains où vivait cette population majoritairement composée d’ouvriers et d’employés appartiennent pour la plupart à une petite bourgeoisie intellectuelle très diplômée occupant des emplois hautement qualifiés dans la « nouvelle économie » fondée sur l’information, la communication et la création.

Et dans ce cadre, « l’impératif de mixité sert surtout à légitimer la dispersion et l’éloignement accru des classes dangereuses », et le pluralisme tant vanté par les concepteurs de la gentrification urbaine se résume souvent à de la diversité dans la conformité.

Car il est moins question de vivre ensemble que de s’éviter lorsque des classes distinctes partagent malgré tout le même quartier.

Il souligne ainsi et aussi que ce vocabulaire aux vertus euphémisantes dissimule en fait une logique de classe évidente : sous couvert de réduire les « poches de pauvreté », il s’agit en fait de disperser les pauvres dont la concentration sur un territoire restreint est de plus en plus difficile à gérer. Cela suppose de les rendre moins visibles pour faire en sorte que la ville soit plus présentable. D’un côté des espaces « requalifiés » sont réservés aux gens de qualité et de l’autre les couches populaires sont reléguées à la périphérie des villes.

Et tout le discours sur la mixité, la diversité et le «  vivre ensemble » , toutes ces innovations langagières constituent une violence symbolique qui tend ainsi à rendre invisible comme par un tour de prestidigitation la question de classe qui reste malgré tout latente.

« L’éthique de la dissidence » de Jean-Paul Marthoz

11 juillet 2011 par lelivrepolitique.net

La Revue Aide-mémoire publie un entretien autour « de la morale et de la politique étrangère américaine » avec le journaliste et professeur de journalisme international Jean-Paul Marthoz

Julien Paulus : Votre dernier livre est sous-titré « Morale et politique étrangère aux Etats-Unis ». Peut-on réellement parler de morale lorsqu’on évoque la politique étrangère américaine ?

Jean-Paul Marthoz : Les États-Unis en tout cas s’en réclament. Avant même la guerre d’indépendance contre la Grande-Bretagne au XVIIIème siècle, les colons américains étaient persuadés qu’ils avaient été choisis par Dieu pour illuminer le monde. Cet exceptionnalisme, « ce sentiment, comme l’écrivait récemment Todd Gitlin, d’être le nouveau peuple élu », a introduit une dimension ou une prétention éthiques dans la politique internationale des États-Unis. Cette conviction a dominé le XIXème siècle, après la proclamation par le président Jefferson de l’idée du Destin manifeste, le corollaire de l’exceptionnalisme, qui donne pour mission aux États-Unis d’offrir leur civilisation, par définition bienfaisante, au reste du monde. C’est au nom de l’« éthique de la liberté » que les États-Unis conquièrent l’Ouest, qu’ils annexent les États du Nord du Mexique, qu’ils forcent la scission de Panama de la Colombie, qu’ils interviennent à Cuba. Au XXème siècle également, les interventions américaines dans les « petites guerres » d’Amérique centrale ou les conflagrations mondiales se feront sous les bannières de la morale, confondue avec la chrétienté et l’Occident. L’appui accordé à l’extrême droite guatémaltèque en 1954 pour renverser le gouvernement progressiste de Jacobo Arbenz aura en partie pour justification la lutte contre « le communisme athée », alors qu’il s’agissait avant tout de protéger les intérêts économiques de la United Fruit Company et d’éviter l’apparition dans l’arrière-cour des États-Unis d’un gouvernement plus indépendant, voire non aligné.

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« La gauche : fragile, contradictoire et incertaine! »

16 juin 2011 par lelivrepolitique.net

Si le panel sortait déjà des sentiers battus avant même la première prise de parole lors de notre dernier café politique, le débat a révélé bien des surprises le lundi 2 mai au Sauvenière : un libéral qui se veut progressiste et pas de droite, un sociologue de l’Ulg qui n’a jamais caché sa proximité avec le PS, une chercheuse de l’Ulb qui indique en substance que la gauche, sur le plan philosophique, est beaucoup plus libéral qu’on pourrait le croire, et un rappeur candidat d’ouverture au PTB bien décidé à rappeler que « ce qui est considéré comme étant d’extrême gauche aujourd’hui était simplement considéré comme de gauche hier », à l’époque des grands combats sociaux.

En raison d’une crise au sein de sa section, le dernier invité, l’Echevin de Forest, avait annulé la veille sa venue à Liège. L’individu qui avait une place centrale dans le débat auquel il ne participera pas était connu des habitués de la foire du livre politique, notamment pour ses ouvrages appelant le PS à une réforme en profondeur : « au PS, indiquait-il, ce n’est pas la lutte des classes mais la lutte des places ».

Si on ajoute les remarques du porte-parole du PTB, Raoul Hedebouw, et du député fédéral Ecolo, Eric Jadot, présents dans le public, il est rapidement apparu au fil de la soirée que dans un monde globalisé et traversé par des dynamiques complexes, il était bien difficile d’établir des lignes de démarcation claires entre les uns et les autres, et entre leurs partis respectifs. Le débat était animé par Jérôme Jamin (ULg).

Invités : Gregor Chapelle (Echevin PS à Forest), Marc Jacquemain (sociologue Ulg), l’Enfant Pavé (du groupe Starflam) militant au PTB, Sophie Heine (politologue Ulb) et Fabian Culot, avocat et élu (MR).

Crédit photo : Florence Tornincasa